L'art d'écrire: enseigné en vingt leçons par Antoine Albalat

L'art d'écrire: enseigné en vingt leçons

Titre de livre: L'art d'écrire: enseigné en vingt leçons

Auteur: Antoine Albalat


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Antoine Albalat avec L'art d'écrire: enseigné en vingt leçons

« J’ai lu à peu près tous les Manuels et tous les Cours de littérature. Ce sont de bons guides; mais aucun n’enseigne techniquement et pratiquement l’art d’écrire.

Je n’ai trouvé dans aucun ouvrage la démonstration des procédés de style, la décomposition du métier d’écrire, l’analyse intrinsèque et détaillée de la science des phrases. Les livres de théorie font admirer l’édifice, mais n’apprennent pas à construire.

Sous le titre de : l’Art d’écrire, le philosophe Condillac a publié un curieux ouvrage, mais qui n’est qu’une tentative de désarticulation grammaticale, où il étudie les ressources de la langue sans examiner la production littéraire.

Il existe, sous le même titre, un livre de M. Antoine Rondelet, docteur ès lettres, qui n’est qu’une suite de réflexions sur les diverses opérations de l’esprit, un ensemble de conseils généraux sur la façon dont on doit se préparer à l’art d’écrire.

Je ne parle que pour mémoire du livre de M. Eugène Mouton, qui traite de l’impression et de la correction d’un livre.

Viennent ensuite les Manuels. La démonstration du style n’a pas été faite. C’est une lacune. J’ai essayé de la combler.

Je crois qu’on peut enseigner à avoir du talent, à trouver les images et de bonnes phrases.
Je crois qu’on peut, avec une aptitude moyenne, arriver à se créer un style.

Démontrer en quoi consiste l’art d’écrire; décomposer les procédés du style; exposer techniquement l’art de la composition; donner les moyens d’augmenter et d’étendre ses propres dispositions, c’est-à-dire de doubler et de tripler son propre talent; en un mot, apprendre à écrire à quelqu’un qui ne le sait pas, mais qui a ce qu’il faut pour le savoir, tel est le but de ce livre.

Les jeunes gens, les débutants, les étudiants, les jeunes filles, les gens du monde, tous ceux qui aiment les lettres et qui ont le goût du style, attendent impatiemment un ouvrage qui leur apporte la démonstration claire des procédés de l’art d’écrire.

On ne trouvera dans ces pages rien qui rappelle l’ancienne routine. J’ai rompu avec les préjugés de doctrine, les appréciations timides et les méthodes consacrées. Qu’on n’y cherche plus les vieilles classifications, les divisions arbitraires, les exemples surannés.

L’énoncé de la table des matières indique le plan et le but de cet ouvrage qui pourrait s’intituler : La démonstration de l’art d’écrire, étudié du côté des artistes. On entre ici dans le métier, et l’on n’en sort pas. Tout le profit d’un cours de littérature doit consister dans l’étude du métier et des procédés, deux choses qu’on néglige le plus d’approfondir.

En terminant, je préviens le lecteur que je n’ai apporté dans l’exposition de ce travail et dans la facture de mes phrases aucune prétention de style. J’ai tâché d’écrire simplement et sèchement un ouvrage qui n’est qu’une tentative de démonstration, réservant mon effort d’écrire pour des ouvrages d’imagination pure ou de critique proprement dite. » Antoine Albalat.

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Je n’ai trouvé dans aucun ouvrage la démonstration des procédés de style, la décomposition du métier d’écrire, l’analyse intrinsèque et détaillée de la science des phrases. Les livres de théorie font admirer l’édifice, mais n’apprennent pas à construire.

Sous le titre de : l’Art d’écrire, le philosophe Condillac a publié un curieux ouvrage, mais qui n’est qu’une tentative de désarticulation grammaticale, où il étudie les ressources de la langue sans examiner la production littéraire.

Il existe, sous le même titre, un livre de M. Antoine Rondelet, docteur ès lettres, qui n’est qu’une suite de réflexions sur les diverses opérations de l’esprit, un ensemble de conseils généraux sur la façon dont on doit se préparer à l’art d’écrire.

Je ne parle que pour mémoire du livre de M. Eugène Mouton, qui traite de l’impression et de la correction d’un livre.

Viennent ensuite les Manuels. La démonstration du style n’a pas été faite. C’est une lacune. J’ai essayé de la combler.

Je crois qu’on peut enseigner à avoir du talent, à trouver les images et de bonnes phrases.
Je crois qu’on peut, avec une aptitude moyenne, arriver à se créer un style.

Démontrer en quoi consiste l’art d’écrire; décomposer les procédés du style; exposer techniquement l’art de la composition; donner les moyens d’augmenter et d’étendre ses propres dispositions, c’est-à-dire de doubler et de tripler son propre talent; en un mot, apprendre à écrire à quelqu’un qui ne le sait pas, mais qui a ce qu’il faut pour le savoir, tel est le but de ce livre.

Les jeunes gens, les débutants, les étudiants, les jeunes filles, les gens du monde, tous ceux qui aiment les lettres et qui ont le goût du style, attendent impatiemment un ouvrage qui leur apporte la démonstration claire des procédés de l’art d’écrire.

On ne trouvera dans ces pages rien qui rappelle l’ancienne routine. J’ai rompu avec les préjugés de doctrine, les appréciations timides et les méthodes consacrées. Qu’on n’y cherche plus les vieilles classifications, les divisions arbitraires, les exemples surannés.

L’énoncé de la table des matières indique le plan et le but de cet ouvrage qui pourrait s’intituler : La démonstration de l’art d’écrire, étudié du côté des artistes. On entre ici dans le métier, et l’on n’en sort pas. Tout le profit d’un cours de littérature doit consister dans l’étude du métier et des procédés, deux choses qu’on néglige le plus d’approfondir.

En terminant, je préviens le lecteur que je n’ai apporté dans l’exposition de ce travail et dans la facture de mes phrases aucune prétention de style. J’ai tâché d’écrire simplement et sèchement un ouvrage qui n’est qu’une tentative de démonstration, réservant mon effort d’écrire pour des ouvrages d’imagination pure ou de critique proprement dite. » Antoine Albalat.
« J’ai lu à peu près tous les Manuels et tous les Cours de littérature. Ce sont de bons guides; mais aucun n’enseigne techniquement et pratiquement l’art d’écrire.

Je n’ai trouvé dans aucun ouvrage la démonstration des procédés de style, la décomposition du métier d’écrire, l’analyse intrinsèque et détaillée de la science des phrases. Les livres de théorie font admirer l’édifice, mais n’apprennent pas à construire.

Sous le titre de : l’Art d’écrire, le philosophe Condillac a publié un curieux ouvrage, mais qui n’est qu’une tentative de désarticulation grammaticale, où il étudie les ressources de la langue sans examiner la production littéraire.

Il existe, sous le même titre, un livre de M. Antoine Rondelet, docteur ès lettres, qui n’est qu’une suite de réflexions sur les diverses opérations de l’esprit, un ensemble de conseils généraux sur la façon dont on doit se préparer à l’art d’écrire.

Je ne parle que pour mémoire du livre de M. Eugène Mouton, qui traite de l’impression et de la correction d’un livre.

Viennent ensuite les Manuels. La démonstration du style n’a pas été faite. C’est une lacune. J’ai essayé de la combler.

Je crois qu’on peut enseigner à avoir du talent, à trouver les images et de bonnes phrases.
Je crois qu’on peut, avec une aptitude moyenne, arriver à se créer un style.

Démontrer en quoi consiste l’art d’écrire; décomposer les procédés du style; exposer techniquement l’art de la composition; donner les moyens d’augmenter et d’étendre ses propres dispositions, c’est-à-dire de doubler et de tripler son propre talent; en un mot, apprendre à écrire à quelqu’un qui ne le sait pas, mais qui a ce qu’il faut pour le savoir, tel est le but de ce livre.

Les jeunes gens, les débutants, les étudiants, les jeunes filles, les gens du monde, tous ceux qui aiment les lettres et qui ont le goût du style, attendent impatiemment un ouvrage qui leur apporte la démonstration claire des procédés de l’art d’écrire.

On ne trouvera dans ces pages rien qui rappelle l’ancienne routine. J’ai rompu avec les préjugés de doctrine, les appréciations timides et les méthodes consacrées. Qu’on n’y cherche plus les vieilles classifications, les divisions arbitraires, les exemples surannés.

L’énoncé de la table des matières indique le plan et le but de cet ouvrage qui pourrait s’intituler : La démonstration de l’art d’écrire, étudié du côté des artistes. On entre ici dans le métier, et l’on n’en sort pas. Tout le profit d’un cours de littérature doit consister dans l’étude du métier et des procédés, deux choses qu’on néglige le plus d’approfondir.

En terminant, je préviens le lecteur que je n’ai apporté dans l’exposition de ce travail et dans la facture de mes phrases aucune prétention de style. J’ai tâché d’écrire simplement et sèchement un ouvrage qui n’est qu’une tentative de démonstration, réservant mon effort d’écrire pour des ouvrages d’imagination pure ou de critique proprement dite. » Antoine Albalat.