La Promo Sciences-Po 86 (Essais - Documents) par Ariane Chemin

La Promo Sciences-Po 86 (Essais - Documents)

Titre de livre: La Promo Sciences-Po 86 (Essais - Documents)

Éditeur: Stock

Auteur: Ariane Chemin


* You need to enable Javascript in order to proceed through the registration flow.

Ariane Chemin avec La Promo Sciences-Po 86 (Essais - Documents)

« Ils sont nés en 1962, ils ont fait Sciences-Po Paris en 1984, 1985 ou 1986, ils ont vaguement entendu parler de Mai 68 et ont longtemps attendu leurs événements à eux ; mais quand les étudiants descendent à nouveau dans la rue, à l'été 1986, c'est sans eux. À Sciences-Po, je les ai côtoyés ; eux ne se souviennent pas de moi, mais moi je les connais. Normal, je les vois tous les jours à la télé. Frédéric Beigbeder : à l'époque, il était le fiancé de Miss Sciences-Po et venait de fonder le Cacas's Club. Arnaud Montebourg : il tissait ses réseaux, nous énervait mais nous fascinait. Isabelle Giordano : elle arrivait en retard aux conf' parce qu'elle sortait des castings pour Trente millions d'amis. David Pujadas : quand il a été sacré roi du 20 heures, ç'a été la consécration de notre promo. Mais il y avait aussi des comiques, comme Anne Roumanoff, comme ceux du groupe Jalons, qui est né cette année-là. Basile de Koch et Frigide Barjot avaient encore leurs vrais noms et proposaient d'aller manifester contre le froid au métro Glacière. Et puis il y avait aussi des anonymes, pas moins intéressants, pas moins significatifs de cette génération bizarre, coincée entre celle qui a fait 68 et celle des trentenaires qui se moquent éperdument de la révolution et des lendemains qui chantent. »

Livres connexes

« Ils sont nés en 1962, ils ont fait Sciences-Po Paris en 1984, 1985 ou 1986, ils ont vaguement entendu parler de Mai 68 et ont longtemps attendu leurs événements à eux ; mais quand les étudiants descendent à nouveau dans la rue, à l'été 1986, c'est sans eux. À Sciences-Po, je les ai côtoyés ; eux ne se souviennent pas de moi, mais moi je les connais. Normal, je les vois tous les jours à la télé. Frédéric Beigbeder : à l'époque, il était le fiancé de Miss Sciences-Po et venait de fonder le Cacas's Club. Arnaud Montebourg : il tissait ses réseaux, nous énervait mais nous fascinait. Isabelle Giordano : elle arrivait en retard aux conf' parce qu'elle sortait des castings pour Trente millions d'amis. David Pujadas : quand il a été sacré roi du 20 heures, ç'a été la consécration de notre promo. Mais il y avait aussi des comiques, comme Anne Roumanoff, comme ceux du groupe Jalons, qui est né cette année-là. Basile de Koch et Frigide Barjot avaient encore leurs vrais noms et proposaient d'aller manifester contre le froid au métro Glacière. Et puis il y avait aussi des anonymes, pas moins intéressants, pas moins significatifs de cette génération bizarre, coincée entre celle qui a fait 68 et celle des trentenaires qui se moquent éperdument de la révolution et des lendemains qui chantent. »« Ils sont nés en 1962, ils ont fait Sciences-Po Paris en 1984, 1985 ou 1986, ils ont vaguement entendu parler de Mai 68 et ont longtemps attendu leurs événements à eux ; mais quand les étudiants descendent à nouveau dans la rue, à l'été 1986, c'est sans eux. À Sciences-Po, je les ai côtoyés ; eux ne se souviennent pas de moi, mais moi je les connais. Normal, je les vois tous les jours à la télé. Frédéric Beigbeder : à l'époque, il était le fiancé de Miss Sciences-Po et venait de fonder le Cacas's Club. Arnaud Montebourg : il tissait ses réseaux, nous énervait mais nous fascinait. Isabelle Giordano : elle arrivait en retard aux conf' parce qu'elle sortait des castings pour Trente millions d'amis. David Pujadas : quand il a été sacré roi du 20 heures, ç'a été la consécration de notre promo. Mais il y avait aussi des comiques, comme Anne Roumanoff, comme ceux du groupe Jalons, qui est né cette année-là. Basile de Koch et Frigide Barjot avaient encore leurs vrais noms et proposaient d'aller manifester contre le froid au métro Glacière. Et puis il y avait aussi des anonymes, pas moins intéressants, pas moins significatifs de cette génération bizarre, coincée entre celle qui a fait 68 et celle des trentenaires qui se moquent éperdument de la révolution et des lendemains qui chantent. »